Un menu de régime protéiné sur 2 semaines peut aider à structurer ses repas et à mieux gérer la faim, sans se limiter aux œufs et au poulet. Le programme ci-dessous prévoit trois repas par jour, des légumes, des féculents et des protéines variées. Il constitue une base à adapter, pas une prescription ni une promesse de perte de poids rapide.
Sommaire
Avant de commencer : ce que les protéines changent vraiment
Un régime protéiné augmente la place des protéines dans l’alimentation, souvent en réduisant les glucides ou les lipides. Les versions très restrictives ne doivent pas être confondues avec une alimentation équilibrée comprenant une source protéique à chaque repas. C’est cette seconde approche qui est proposée ici.

Les protéines contribuent à la satiété et au maintien de la masse musculaire. Toutefois, elles ne déclenchent pas à elles seules une perte de graisse : celle-ci dépend notamment d’un apport énergétique inférieur aux dépenses. La préservation musculaire repose aussi sur une alimentation suffisante et une activité physique adaptée, notamment le renforcement musculaire.
Les promesses de 10 kg en 15 jours, associées au régime Thonon, ne constituent ni un objectif raisonnable pour tous ni une garantie. Une baisse rapide sur la balance peut inclure de l’eau et de la masse musculaire, pas seulement de la graisse.
La fourchette de 50 à 100 grammes de protéines par jour parfois proposée ne convient pas automatiquement à chacun. Les besoins dépendent notamment du poids, de l’âge, de l’activité et de la santé. Attention également : 100 grammes de poisson ne correspondent pas à 100 grammes de protéines.
Première semaine : des repas simples pour trouver son rythme
Les portions suivantes sont des repères de composition à ajuster à votre faim et à vos besoins. Pour les repas principaux, prévoyez généralement une portion de viande ou de poisson, deux œufs, ou une portion généreuse de tofu ou de légumineuses. Ajoutez des légumes, des féculents et un peu d’huile d’olive ou de colza.
À titre pratique, une portion peut représenter environ 100 à 150 g de viande ou de poisson cuits, ou 150 à 200 g de tofu. Ces quantités ne sont pas des équivalences exactes en protéines. Les céréales et légumineuses du tableau sont indiquées cuites ; leur quantité reste à adapter, sans chercher à manger le moins possible.
| Jour | Petit-déjeuner | Déjeuner | Dîner |
|---|---|---|---|
| 1 | Fromage blanc nature, flocons d’avoine, pomme et noix | Poulet, riz complet et courgettes à l’huile d’olive | Omelette aux champignons, salade et pain complet |
| 2 | Deux œufs, pain complet et orange | Lentilles, carottes, feta et salade verte | Cabillaud, pommes de terre vapeur et brocoli |
| 3 | Skyr nature, poire et muesli sans sucres ajoutés | Dinde, quinoa et ratatouille | Tofu sauté, riz et légumes croquants |
| 4 | Fromage blanc, banane et tartine complète | Salade de pois chiches, œuf dur, tomates et pain | Saumon, haricots verts et boulgour |
| 5 | Deux œufs brouillés, pain et kiwi | Tofu, nouilles complètes et légumes sautés | Poulet, purée de patate douce et épinards |
| 6 | Skyr, flocons d’avoine et fruits rouges | Sardines, pommes de terre et salade de tomates | Chili de haricots rouges, riz et yaourt nature |
| 7 | Fromage blanc, pain complet, purée d’amandes et fruit | Poulet rôti, semoule et légumes au four | Omelette aux épinards, salade et pain complet |
Une collation n’est pas obligatoire. Si vous avez faim entre les repas, choisissez par exemple un yaourt nature et un fruit, ou une tartine avec du houmous. Une faim persistante invite à revoir les portions, plutôt qu’à multiplier les boissons pour la faire taire.
Deuxième semaine : varier pour éviter la lassitude
Cette deuxième semaine conserve la même structure, sans durcir les restrictions. Alterner poissons, œufs, laitages et protéines végétales permet de varier les goûts et les apports nutritionnels. Vous pouvez intervertir les journées selon vos courses et votre emploi du temps.
| Jour | Petit-déjeuner | Déjeuner | Dîner |
|---|---|---|---|
| 8 | Skyr, avoine, pomme et amandes | Dinde, pâtes complètes et brocoli | Dahl de lentilles corail, riz et yaourt nature |
| 9 | Deux œufs, pain complet et poire | Saumon, quinoa et courgettes | Tofu aux champignons, pommes de terre et salade |
| 10 | Fromage blanc, muesli et orange | Poulet, boulgour et légumes rôtis | Salade de haricots blancs, œuf dur, crudités et pain |
| 11 | Skyr, banane et noix | Tempeh, riz complet et légumes sautés | Colin, purée de pommes de terre et épinards |
| 12 | Deux œufs, tartines complètes et kiwi | Lentilles, tofu fumé, carottes et salade | Dinde, semoule et ratatouille |
| 13 | Fromage blanc, avoine et fruits rouges | Sardines, pain complet et salade composée | Omelette aux légumes, pommes de terre et salade |
| 14 | Skyr, pain complet, purée d’amandes et fruit | Poulet ou tempeh, quinoa et légumes au four | Soupe épaisse de pois cassés, tartine complète et yaourt |
Pour préparer ces repas, cuisinez à l’avance une céréale, des légumineuses et des légumes. Réfrigérez rapidement les préparations et congelez les portions destinées aux jours suivants plutôt que de tout conserver une semaine au réfrigérateur.
Au moment de dresser une table commune, la nappe peut accueillir les mêmes plats pour tous : un plat protéiné, un saladier de légumes, des féculents et une vinaigrette séparée. Chacun ajuste ses portions dans son assiette. Cette organisation évite de préparer un « repas de régime » à part et rend le programme plus compatible avec la vie familiale.
Adapter les aliments sans créer d’interdits inutiles
Aucun aliment n’a besoin d’être interdit par principe, hors allergie ou indication médicale. Privilégiez les aliments peu transformés, sans faire de la charcuterie, des barres protéinées ou des fromages vos seules sources de protéines. Les poudres protéinées ne sont pas indispensables pour suivre ces menus.
- Version végétarienne : remplacez viande et poisson par du tofu, du tempeh, des œufs ou une association de légumineuses et de céréales.
- Version végétalienne : utilisez notamment soja, lentilles, pois chiches et haricots. Les desserts végétaux ne sont pas tous riches en protéines ; vérifiez leur composition. Une supplémentation adaptée en vitamine B12 est indispensable.
- Petit budget : misez sur les œufs, les légumes secs, les conserves de sardines et les légumes surgelés nature.
- Activité physique importante : ne supprimez pas les féculents ; adaptez les portions à vos dépenses et à votre récupération.
Conservez des fruits, des légumes, des céréales complètes et des matières grasses variées. Une alimentation centrée presque uniquement sur les protéines risque de manquer de fibres et de favoriser la constipation. Réduisez plutôt les boissons sucrées et les grignotages automatiques, sans transformer chaque écart en échec.
Protéger sa santé et préparer la suite dès maintenant
Un avis médical est nécessaire avant une augmentation importante des protéines en cas de maladie rénale, de maladie chronique ou de traitement pouvant nécessiter un ajustement alimentaire. Pendant la grossesse, l’allaitement, chez les mineurs ou en cas de troubles du comportement alimentaire, n’entreprenez pas de régime amaigrissant sans accompagnement professionnel.
Buvez régulièrement selon votre soif, la chaleur et votre activité, sauf restriction prescrite. Associez marche et renforcement musculaire adapté, sans compenser les repas par un entraînement excessif. Des vertiges, une fatigue persistante, des palpitations ou une constipation durable justifient d’interrompre la restriction et de consulter.
Après les deux semaines, gardez la structure plutôt que de revenir à vos anciennes habitudes. Il n’est pas nécessaire de réintroduire les féculents puisqu’ils sont restés présents. Ajustez progressivement les portions à votre faim, à votre activité et à l’évolution de votre poids. Si les repas vous laissent constamment affamé ou préoccupé par la nourriture, faites revoir le programme avec un diététicien : un cadre durable doit aussi rester vivable.
Mis à jour le 3 novembre 2026